Bénis soient les enfants et les bêtes

Bénis soient les enfants et les bêtes _ Glendon Swarthout (Gallmeister)

Quatrième de couverture : « Ils sont six adolescents à s’être rencontrés dans ce camp de vacances en plein cœur de l’Arizona. Leurs riches parents ne savaient pas quoi faire d’eux cet été-là, et ils ont décidé d’endurcir leurs rejetons en les envoyant au grand air comme de “vrais cow-boys”. Au sein du camp, ces enfants deviennent vite inséparables. Cette nuit-là, alors que tout le monde est endormi, ils ont une mission à accomplir, un acte de bravoure qui prouvera au monde entier leur valeur. Et ils iront jusqu’au bout, quel que soit le prix à payer. »

 

Chronique : 

J’ai plongé dans cette lecture avec beaucoup de curiosité et d’impatience. La couverture de ce livre m’avait tapé dans l’œil depuis un moment, et j’avais très envie de découvrir ce qui se cachait derrière ces paisibles bisons et ce paysage du Grand Ouest.

L’histoire commence fort ! En compagnie de trois de ces géants des plaines, promis à une mort cruelle… Le mauvais rêve d’un adolescent, dans un camps de vacances au beau milieu de l’Arizona.
Mais n’est-ce qu’un simple cauchemar ? Pour Cotton et ses cinq compagnons de cabane il s’agit de beaucoup plus. Au beau milieu de la nuit ils se lancent alors dans une aventure folle. Une mission à réaliser, pour se réaliser eux-mêmes.

Car ces ados ne sont pas comme les autres. Peureux, pleurnichards, en marge de la société, leurs parents les ont placés autant dans l’espoir de les voir enfin devenir des hommes, que parce qu’ils ne savaient plus qu’en faire. Tout au long du roman, le récit de leur nuit épique est ponctué de rétrospectives qui présentent chacun de ces garçons, et retracent leur débuts difficiles dans la vie, la relation avec leurs parents, et les difficiles semaines qu’ils ont passées dans le Boys Camp. Petit à petit, on comprend. On comprend leurs faiblesses et, à la fois, la force qui les unit dans leur dernière action !

Après un joli démarrage, le récit se tasse un peu, pendant un petit temps on se demande ou l’auteur nous mène. Et puis tout s’éclaircit, se fluidifie, et on prend un réel plaisir à suivre les Pisseux dans leur mission impossible.

Bénis soient les enfants et les bêtes est un récit d’aventure touchant. Au suspense (arriveront-ils au bout de leur mission, et d’ailleurs, cette mission, qu’elle est-elle ?) s’ajoute l’émotion de découvrir la raison de la fragilité de ces jeunes. De les voir se battre, quasi vainement, pour ne plus passer pour des loosers.
C’est aussi, une belle déclaration d’amour à l’Arizona. L’auteur nous offre des descriptions magnifiques, qui invitent au voyage, et rend hommage au bison, cet immense mammifère autrefois roi des prairies. Une jolie ode à la nature et un hymne pour tous les exclus. A lire !

— Le plus : plus on avance dans la lecture, plus il est difficile de la quitter, jusqu’au final magistral dont je vous laisse le soin de la découverte.

— Le moins : un petit temps m’a été nécessaire pour m’adapter au style d’écriture et à l’intermittence des récits.

 

Je remercie les éditions Gallmeister qui, en m’envoyant ce livre, et d’autres prochainement lus et chroniqués, me permettent de découvrir la littérature américaine, et l’Amérique grandeur nature, sujet de leur ligne éditoriale.

 

 

 

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7 commentaires sur “Bénis soient les enfants et les bêtes

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