L’école buissonnière

L’école buissonnière _ Nicolas Vanier (XO Editions)

Quatrième de couverture : « Pour Paul qui n’a jamais rien connu d’autre que l’univers minéral de la banlieue parisienne, la découverte de la nature sauvage de la Sologne est fascinante.
Confié à Borel, le garde-chasse bourru du domaine du comte de La Fresnaye, et à sa femme, le jeune garçon ne tarde pas à faire la connaissance du braconnier le plus rusé du pays.
Sur les bords de la Loire se noue alors une amitié sincère entre l’homme des bois et le gamin des villes. Paul découvre les secrets de la nature, goûte à la liberté, respire à pleins poumons cette nouvelle vie, rêvant jour et nuit de cette belle et jeune Gitane qui nage nue dans l’étang de la Malnoue.
Jusqu’au jour où il tombe sur un cerf majestueux qu’il veut protéger des hommes. Une quête qui le confrontera au secret de sa propre naissance… »

«Au bout de l’allée forestière, là où la brume avait avalé le monde, quelque chose émergeait lentement, une chimère grandissant comme dans un rêve. Un cerf immense déchira le brouillard, sa ramure était si ample que, pendant un instant, Paul crut que l’ombre l’avait décuplée… » 

Chronique :

Pour tout vous dire très honnêtement, j’étais très curieuse de lire ce livre. Connaissant le goût de Nicolas Vanier pour la nature et sa grande connaissance à ce sujet, j’étais certaine de prendre un bol d’air pur, et que la lecture m’apporterait une immersion réussie en forêt.
Mais n’ayant encore jamais lu de texte de cet auteur, que je connaissais plutôt pour son côté aventurier, je craignais par contre que l’aspect romancé ne soit pas assez poussé, travaillé… Et bien ça m’apprendra à ne pas me fier à ma première impression ! Ce livre est un roman vraiment passionnant et il m’a donné une belle leçon : à l’avenir je tournerai mes yeux sept fois dans mes orbites avant de présumer sur un roman.

Ayant grandi en pleine nature ardéchoise, auprès d’un papa chasseur (à l’affût), et ayant passé mon enfance à crapahuter dans la campagne, j’ai tout de suite apprécié cette immersion dans les forêt de Sologne des années 20. Nicolas Vanier nous en parle avec passion et apporte des descriptions riches, ponctuées d’un vocabulaire spécifique (certains pourraient avoir besoin d’un petit dico, mais apprendront beaucoup ! ) qui apporte encore plus de réalisme à son histoire.
Sur ce point là, aucune déception, même si j’étais certaine que cela serait réussi.

C’est côté « histoire » que j’ai été vraiment surprise.
On s’attache immédiatement au petit Paul, qui découvre la vie rurale et s’émerveille, en compagnie d’un braconnier bourru mais au cœur fondant, de la beauté et des ressources fabuleuses de la nature. On le suit avec délice dans ses escapades en forêt et on se prend d’affection, avec lui, pour les personnages authentiques, (atypiques mais jamais caricaturaux), qu’il rencontre. On vibre avec lui lorsqu’il se retrouve face à un cerf de légende.
Au cœur de la Sologne, au moment du brame, on suit avec intérêt l’intrigue nouée autour d’un secret de famille qui tient à peu de choses et, dont le dénouement pourrait être dramatique comme magnifique.

En bref : je recommande ce livre à tous les amoureux de la nature, aux amis des animaux, aux amis de l’amitié. A ceux qui s’émeuvent de ces petites choses qui nous entourent et rendent la vie bien belle.

Merci infiniment à XO Editions pour cette belle découverte. C’est certain : je lirai d’autres romans de Nicolas Vanier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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